En bref : le portage salarial est un statut qui permet de travailler en indépendant tout en étant salarié d'une société de portage. Vous choisissez librement vos missions, vos clients et vos tarifs. En échange, vous recevez un bulletin de paie et une protection sociale complète (chômage, retraite, mutuelle), sans aucune entreprise à créer. En 2026, le salaire net représente environ 45 à 55 % du chiffre d'affaires facturé.
Le portage salarial séduit chaque année davantage de freelances, de consultants et de cadres expérimentés. La raison est simple. En effet, ce statut réunit deux mondes longtemps opposés : la liberté de l'indépendant et la sécurité du salarié. Vous gardez la main sur votre activité. En revanche, vous déléguez toute l'administration.
Ce guide vous explique tout, simplement. D'abord, vous verrez ce qu'est vraiment ce statut. Ensuite, vous comprendrez son fonctionnement au quotidien. Enfin, vous saurez combien vous pouvez gagner et comment choisir la bonne société. Par ailleurs, chaque sujet renvoie vers un article dédié pour aller plus loin. Chez Matois, c'est exactement ainsi que nous accompagnons les consultants.
Le portage salarial est une forme d'emploi hybride. Autrement dit, il se situe à mi-chemin entre le freelance et le salariat. Concrètement, il repose sur une relation entre trois acteurs :
Vous gardez donc la liberté du freelance. Par exemple, vous choisissez vos missions, vos tarifs et votre rythme. Cependant, vous obtenez le statut, la fiche de paie et la protection d'un salarié. De plus, vous n'avez aucune entreprise à créer. Vous ne tenez aucune comptabilité non plus. En effet, la société de portage s'occupe de toute l'administration.
C'est cette combinaison qui explique le succès du dispositif. D'un côté, l'autonomie. De l'autre, la sécurité. Ainsi, le secteur rassemble aujourd'hui plus de 100 000 professionnels en France.
Le fonctionnement est plus simple qu'il n'y paraît. Voici les étapes, de la mission au salaire :
Vous gardez donc la main sur votre activité commerciale. En revanche, vous déléguez tout l'administratif. C'est là tout l'intérêt du dispositif.
Rassurez-vous : ce n'est pas une zone grise. Au contraire, ce statut est pleinement reconnu par la loi française. Son cadre repose sur deux textes principaux.
Tout d'abord, l'ordonnance du 2 avril 2015 lui a donné un cadre juridique officiel. En effet, elle définit clairement les droits et les obligations des trois acteurs. Aujourd'hui, le statut est inscrit dans le Code du travail.
Ensuite, la convention collective nationale s'applique depuis 2017. Celle-ci précise les règles propres au secteur. Par exemple, elle fixe une rémunération minimale et des garanties. Ainsi, le salarié porté est protégé comme n'importe quel salarié de branche.
Enfin, quelques règles méritent votre attention. D'une part, une mission ne peut pas dépasser 36 mois chez le même client. D'autre part, certaines professions réglementées sont exclues. C'est le cas des médecins, des avocats, des experts-comptables, des notaires et des architectes. Les services à la personne le sont également. En revanche, la plupart des métiers du conseil et de la formation restent parfaitement éligibles.
Ce statut s'adresse à tous ceux qui veulent l'indépendance sans renoncer à la sécurité. En pratique, certains profils en profitent particulièrement :
Le point commun de ces profils est clair. En effet, tous disposent d'une expertise qu'ils peuvent facturer en autonomie. Par ailleurs, tous recherchent du cadre, de la sécurité et de la simplicité.
C'est souvent la première question. Et c'est bien normal. Le principe reste simple. Ainsi, votre net correspond à vos honoraires, une fois déduits les charges et les frais de gestion.
À titre d'exemple, sur 100 € facturés hors taxes, on retrouve schématiquement :
| Élément | Part du chiffre d'affaires |
|---|---|
| Honoraires facturés (HT) | 100 % |
| Frais de gestion de la société | 5 à 10 % |
| Charges sociales (salariales + patronales) | environ 40 à 50 % |
| Salaire net estimé | environ 45 à 55 % |
Bien sûr, ces chiffres varient. En effet, tout dépend de votre TJM, de vos frais et de la société choisie. Notez aussi un seuil utile. En général, un TJM d'au moins 350 € par jour est nécessaire pour que le portage reste avantageux. En dessous, la micro-entreprise est souvent plus intéressante.
C'est pourquoi la simulation reste la meilleure méthode. Pour connaître votre net réel, utilisez donc notre simulateur de salaire. En quelques minutes, vous obtenez une estimation personnalisée.
C'est la comparaison que se font presque tous les freelances. En résumé, l'auto-entrepreneur affiche des charges plus faibles. Par conséquent, son net est plus élevé à court terme. Cependant, sa protection sociale reste minimale, et son chiffre d'affaires est plafonné. À l'inverse, le portage prélève davantage de charges. En contrepartie, il offre une protection complète, aucun plafond et zéro gestion.
Le bon choix dépend donc de votre situation. Pour le comparatif détaillé, chiffres à l'appui, consultez le comparatif avec l'auto-entrepreneur.
C'est l'un des grands atouts du dispositif. En effet, vous bénéficiez de la même couverture qu'un salarié classique :
La mutuelle mérite une attention particulière. En effet, elle obéit à des règles précises. Par exemple, le financement, les cas de dispense et le panier de soins minimum sont encadrés. Pour tout comprendre, lisez notre article sur la mutuelle obligatoire.
Attention : toutes les sociétés ne se valent pas. Or ce choix conditionne votre sérénité au quotidien. Trois critères sont donc essentiels :
Ces critères demandent un peu d'analyse. C'est pourquoi nous les détaillons à part. Pour choisir selon votre profil, consultez notre guide pour bien choisir votre société.
Oui. En effet, il est encadré par l'ordonnance de 2015 et par une convention collective depuis 2017. C'est donc un statut officiel, inscrit dans le Code du travail.
Le salaire minimum conventionnel correspond à 75 % du plafond de la Sécurité sociale. En 2026, cela représente environ 2 944 € bruts par mois pour un temps plein.
En général, il faut viser au moins 350 € par jour. En dessous, la micro-entreprise devient souvent plus avantageuse, car les frais de gestion pèsent trop lourd.
En général, entre 5 et 10 % du chiffre d'affaires. Toutefois, l'important reste de vérifier ce qu'ils incluent réellement (assurances, garantie financière, services).
Oui. À la fin d'une mission, vous pouvez prétendre à l'ARE, comme un salarié classique. S'inscrire à France Travail avant de démarrer peut même ouvrir un cumul partiel ARE + salaire.
Non. Contrairement à l'auto-entrepreneur, le portage salarial n'impose aucun plafond de chiffre d'affaires.
La plupart des métiers du conseil, de la formation et de l'expertise. En revanche, les professions réglementées et les services à la personne sont exclus.
Oui. Grâce au cumul emploi-retraite, un retraité peut percevoir sa pension tout en générant des revenus en portage.
En résumé, ce statut offre la liberté de l'indépendant et la sécurité du salarié. De plus, il supprime la complexité administrative. Reste à connaître votre situation précise. Par exemple, votre TJM, vos besoins de protection et le bon moment pour vous lancer.
La meilleure première étape consiste donc à chiffrer votre projet. Pour cela, simulez votre salaire en quelques minutes. Sinon, contactez un expert Matois pour un conseil personnalisé et sans engagement.
Article rédigé par l'équipe Matois, société de portage basée en Île-de-France. Nous accompagnons les consultants indépendants dans toute la France.